Un thé au Myanmar - Mandalay, Bagan, Hsipaw, Kalaw, Lac Inlé et Yangon

Myanmar/Birmanie, 2 appelations, 1 même combat : celui de la liberté.
Car oui la Birmanie, c'est un long combat, notamment celui de l'enfant du pays et très célèbre prix Nobel de la Paix de 1991, Aung San Suu Kyi pour amoindir le pouvoir de la junte militaire qui sévit encore trop fortement dans certaines régions du pays.
Grâce à son passage de dictature militaire à république parlementaire en 2011, on a beaucoup à apprendre de ce pays, le pays du sourire à toute épreuve.
Avec le sourire présent sur le visage de quasi chaque Birman croisé, on ne peut qu'être conquis par son histoire, sa culture et sa religion.
Autant il y a pléthore de troupeaux en Mongolie, autant ici il y a pléthore d'enfants qui animent toutes les rues de la Birmanie.


Pour découvrir ce pays, deux grands types d'itinéraires sont possibles : du Nord en arrivant à Mandalay vers le Sud en repartant de Yangon ou l'inverse.
Je me suis laissée entre 3 semaines et 1 mois pour découvrir le pays.
J'ai donc commencé par Mandalay, puis Bagan, suivi de Hsipaw, pour continuer vers Kalaw et le lac Inlé et finir par Yangon. En 3 semaines, c'était tout à fait faisable.
Chaque ville a un réseau de bus très fourni pour parcourir le pays facilement et pouvant être réservé la veille pour le lendemain sans problème en saison basse.
Le train aussi est présent mais très lent et peu confort.
Ou le bateau de Mandalay à Bagan par exemple et de préférence en saison des pluies pour que le niveau d'eau soit suffisant pour une durée de navigation raisonnable.
Voir l'avion avec vol interne, notamment avec l'aéroport d'Heho pour les plus pressés.

C'est donc à l'aéroport international de Mandalay que j'ai débarqué pour arriver à mon auberge Dreamland Guest House, fort sympa avec un centre d'art dans les locaux. Bien agréable de prendre son petit déjeuner avec quelques notes de piano et croiser des danseurs entre 2 pas de danse.

Vraiment sympa dans cette auberge

On se met dans l'ambiance birmane !

À l'arrivée, j'ai bien souffert pour m'habituer à la chaleur intense qui y règne. Entre 30 et 40 degrés. J'ai rapidement dû aller dans une petite boutique m'acheter un pantalon local ample et léger pour quelques euros. Oui oui, pas la peine d'emmener toute sa garde robe avant de partir, ils s'habillent dans tous les pays du monde, ouf.
J'aurai bien pris un short mais les femmes ici ont toutes les jambes et les épaules couvertes et c'est obligatoire pour entrer dans les monastères. Autant se mettre aux us locaux direct.
Outre la chaleur, ce qui surprend tout de suite à Mandalay, c'est le nombre de scooters et très peu de voiture. Folie furieuse. Rien que pour traverser la route, c'est sport. Ma coloc de chambrée, Zöé, une israélienne, en a loué un. N'ayant pas l'âme d'une pilote avec tout ce trafic, je me suis abstenue de me rappeler mes années d'ado avec mon super scooter Vivacity jaune.
J'ai préféré le scooter avec chauffeur cette fois ci pour 3 fois rien, l'avantage des pays d'Asie du Sud Est. Il avait une bonne tête, un grand sourire et...les dents rouges en permanence. Je venais de découvrir un pan de la culture birmane : le bétel, cette feuille à laquelle ils ajoutent une noix d'arec à l'intérieur, du tabac et de la chaux et qu'ils chiquent pendant un long moment avant de recracher tout rouge (coupable : la noix). À ce moment, c'est un peu dégueu mais bon, faut s'y habituer, ils font ça à longueur de journée.

Fabrication du bétel
Rues du Myanmar. Non ce n'est pas une scène de crime, juste un après bétel

N'empêche que Mister dents rouges était aux petits soins avec moi et m'a emmené dans une bonne partie des endroits intéressants en y ajoutant ces petits commentaires touristiques et m'attendait à chaque fois tout sourire. Et en fin de journée, il m'a même autorisé à faire comme les locaux : cheveux au vent sans casque sur le scooter.

On a donc commencé la journée avec le Mandalay Palace. Pas un incontournable car manque un peu d'authenticité du fait de sa destruction puis reconstruction.

Mandalay palace



Plus sympa, à quelques rues de là, le monastère de Shwenandaw avec les dorures à l'intérieur.




Et puis les stupas de la Kuthoda pagoda un peu plus loin sont assez agréables à silloner.

Pagodes Kuthoda





Et crapahuter en haut de la montagne Mandalay Hill permet d'avoir un bon point de vue, surtout pour le coucher du soleil ou le lever pour les plus courageux. Une pagode très sympa aussi, la Myay Soon Woon Pagoda sur le chemin du pont d'U bein et du marché de jade et des tailleurs de pierres.

Mandalay Hill vue d'en bas





Mandalay Hill vue d'en haut

Tailleurs de pierre

Mon favori à Mandalay restera sans conteste le pont U Bein bridge à une vingtaine de minutes en scooter dans l'une des anciennes villes royales qui bordent Mandalay . C'est le pont en teck le plus long du monde et l'atmosphère y est très agréable au coucher du soleil, surtout aux alentours de la saison des pluies pour que le fleuve Irrawaddy qui parcourt toute la Birmanie soit suffisamment fourni en eau. Moment idéal pour goûter l'énorme bière locale, la Myanmar de 64 cl...pour 1500 Mmt, soit 1€. Avec le clapotis des rames des pêcheurs sur le fleuve, un super moment.

Pont U bein bridge









Bière locale

2 jours à Mandalay sont amplement suffisants. Cette ville reste surtout un lieu de transit vers les autres villes du pays.
Je garderai surtout un souvenir particulier d'un de mes diners dans la rue dans un des nombreux street foods avec une famille birmane juste à côté de moi : le jeune garçon, avec son petit frère à côté, a commencé à me parler. Bien sûr, je ne pipais pas un mot de ce qu'il me disait. C'est dans ces moments que le langage des signes est universel. Il m'a bien fait marrer car il était étonné par mon nez et arrétait pas de toucher le sien puis montrer le mien. Oui, ils sont fascinés par les nez européens plus longs que les leurs, rien à y faire. Je leur ai aussi montré quelques photos sur mon téléphone de mes 3 précédents pays, ils étaient tout contents. Et comme j'avais quelques bonbons dans le fond de mon sac, je leur en ai donné pour le dessert. Et au moment de payer mon repas, la serveuse refusait mon billet mais je ne comprenais pas pourquoi : en fait, la maman des garçons avait payé pour moi. Super touchée car pour elle ça représente plus d'argent que pour moi.
Dans les street foods, on mange facilement entre 0,20 cts et 1€. Ce n'est donc pas la nourriture qui vous ruinera en Birmanie, si vous ne faites pas que des restaus occidentaux.

Street food

Street food et véritable burmese tea : thé au lait, crémeux et très sucré

Après ces quelques jours à Mandalay, j'ai pris mon premier bus de 8h pour Bagan pour 8500 Mmk soit 5€. Un bus de nuit bien sûr pour ne pas ''griller'' une journée et qui permet au passage d'éviter une nuit d'auberge. Arrivée prévue au petit matin mais je ne sais pas ce que les chauffeurs ont ici, de vraies flèches, ils arrivent toujours en avance. Me voilà donc réveillée en pleine nuit pour changer de bus et prendre celui pour entrer dans le site de Bagan.
Accés au parc à payer à ce moment : 25 000 Mmk soit 16€, ce qui, soit dit en passant, est très cher pour la Birmanie.
À 5h du mat, mon auberge Golden crown m'a quand même accueillie mais le dortoir n'était pas disponible. Là, le monsieur m'a dit de l'attendre sur un banc dans une petite pièce à l'entrée avec une femme birmane qui dormait au sol juste derrière et m'a filé un oreiller. Après 2 minutes à attendre qu'il revienne, j'ai tendu ma tête pour voir ce qu'il bouinait. Pensez vous donc que le mec s'etait rendormi sur son transat ? Bon bah visiblement, le banc sera mon lit. J'ai ri. Heureusement que je m'étais préparé à dormir dans un bus. Du coup, ce banc m'a paru plus confort. Et puis bon, en 2 temps 3 mouvements, je l'ai transformé en banc 3 étoiles en sortant mon duvet sous ces 30 degrés pour m'en faire un matelas et recouvrir l'oreiller de mon étole et mes yeux de mon masque de nuit. Enjoy your night.
A 7h du mat, l'activité batant déjà son plein avec le personnel de l'auberge, j'ai profité du petit déj sur la terrasse, papoté avec une francaise et on a pu s'échanger nos bons plans, notamment sur la location d'un des fameux scooter éléctriques. 5000 Mmk (3€) la journée pour un prix de départ annoncé à 7000 Mmk. La négociation en Birmanie c'est presque un sport national, à pratiquer fréquemment car le prix de départ est presque toujours surévalué. Mais attention à ne pas finir extrémiste de la négo, j'ai vu une négo de mangue mal tourner pour 0,10cts d'euros...

Apercu de Bagan









Heure de la sieste...au sol évidemment

Rien à voir avec Mandalay pour les scooters, ici c'est très calme et juste indispensable pour se balader entre tous les temples. Me voilà donc cheveux au vent à me perdre dans les petits chemins, de temple en temple.
Les plus connus sont les temples d'Ananda, de Gawdapalin, de Lawkashaung, d'Htilominio et Shwezigon.
Mais j'ai préféré les petits temples car on peut y être sans d'autres personnes et s'imprégner de l'ambiance locale.

Ananda temple



La température ne faisant que grimper au fil des heures, retour à l'auberge en fin de matinée pour une sieste bien méritée, sur un vrai lit cette fois. Au réveil, j'ai pu découvrir mes compagnons de chambre qui avaient fait de même avec cette forte chaleur. C'est donc avec Hector l'espagnol et Adriana, l'Autrichienne, qu'on est parti sur nos scooters pour le coucher du soleil.

Moine au coucher du soleil

Tout le monde est prêt pour le spectacle

Sur le temple, on était loin d'être les seuls évidemment pour le coucher du soleil.
On y a rencontré des américains, sympas au demeurant et avec diplômes d'ingénieur. Sujet de discussion : les drogues qu'ils ont pris dans leur précédents pays.
Car oui la communauté des voyageurs, c'est un peu comme une famille : y a le rebelle "perché drogué" qui ne peut envisager le voyage/la vie sans paradis artificiels aussi inteligent soit-il, y a aussi le créatif "tatoué" qui se demande quel pore de son corps il lui reste à recouvrir d'encre indélébile de ce pays, le petit dernier "étudiant" touchant par ses problèmes existentiels face à l'entrée dans la vie active et ses histoires d'amour épiques et puis enfin le grand frère "trop normal" qui veut simplement profiter du voyage sans se la coller h24 et partager au maximum avec les locaux et autres grands frères.

Avec une grosse envie de pizza après ce coucher de soleil un peu trop nuageux, on a été se faire un petit restau international tous les trois.
Quand on a vu les pizzas arrivées, on s'est regardé dépités, mini pizza pour maxi faim. Comme la bière ca nourrit aussi, on a bien complété notre repas. Surtout que la table d'à côté, avec l'américain Chom et la francaise Flavie, s'est joint à nous. On a bien rigolé tous ensemble pour finir cette journée caliente.

Comme on avait décidé de se lever aux aurores pour ne pas louper le lever du soleil, on a un peu souffert avec Adriana. Hector lui n'a pas résisté à la rétention de son lit.
Dans le courant de la journée, je suis partie un peu profiter seule dans le village derrière où j'ai rencontré des locaux, dont une maman qui m'a appliqué du thanaka sur les joues, cette fameuse crème jaune qu'on trouve sur bons nombres de visage en Asie pour protéger du soleil. Et quelques chemins chaotiques plus loins, je me suis arrêtée sous les adorables "hello" d'un groupe d'enfants. Ils étaient trop mignons. Comme je n'avais pas assez de bonbons pour les contenter tous, j'ai fini par trouver quelques chewing gum air waves qu'il me restait. J'ai presque eu un fou rire quand l'un d'eux a fait une super grimace parce que les air waves ca arrache. Oui je sais mon petit chou, ca me fait le même effet aussi, j'aurai dû te prévenir, désolée.


Pour Bagan, 2 à 4 jours sont suffisants pour ne pas frôler l'overdose de temple et de chaleur.


Direction Hsipaw pour découvrir la communauté Pao de l'etat Shan et les différentes ethnies lors d'un trek à travers la jungle. On a pris le même bus de Bagan avec Hector, 12h et de nuit pour 17000 Mmk, soit 11€. Réservation directe à la station de bus de Bagan.
Les bus longues distances ici ressemblent à nos bus français donc ca va en terme de confort. Bien entendu, on est encore arrivés en avance, 4h du mat à Hsipaw et pas un chat dans la rue.
Lors du trajet, j'avais une maman et son bébé à coté de moi, ils étaient trop mignons tous les 2. Elle le faisait dormir entre ses jambes en tailleur entre 2 tétées et je ne pouvais m'empêcher de veiller pendant qu'elle dormait sur mon épaule à ce qu'il ne tombe pas car les bosses de la route faisaient glisser le petit. Ouf, elle doit avoir l'habitude, bébé n'est jamais tombé parterre.
Le lendemain, on a rencontré Tommer l'israélien et Elisa, l'ukrainienne. On est parti se balader tous les quatre dans les temples de cette petite ville puis on a loué 2 scooters pour aller à la cascade.
Comme Hector était un peu une flipette, c'est moi qui ai conduit le scooter. Sauf que c'était un semi-automatique avec les vitesses à passer au pied comme une moto. Heureusement que je m'étais un peu entrainée avec la moto de Baagii en Mongolie. J'ai eu un gros fou rire avec Hector derrière car il était littéralement effrayé sur le chemin, en même temps y avait de quoi : des pentes de malade avec caillasses partout et un frein pas terrible, des feux de champ à éviter, des chemins de la taille d'une roue avec un ruisseau à côté où ne pas tomber, un autre ruisseau à traverser,...ca m'a bien donné chaud ce trajet.
Le plaisir d'arriver à la cascade et de s'y baigner n'en fut que doublé.
Au retour, le scooter ne voulait plus démarrer après la traversée du ruisseau à l'aller. Du coup, c'est un paysan birman qui nous a aidé à le redémarrer. Pour ne pas qu'il cale, j'ai tellement accéléré qu'on a presque fait un weeling, enfin surtout Hector derrière. J'ai eu un fou rire pendant tout le retour en conduisant en revoyant sa tête terrorisée à ce moment.






Le gardien de la cascade
Tommer et Hector

Tommer et moi

On a été finir cette journée avec un coucher du soleil et un repas traditionnel birman tous les quatre : plein de petits mets sur la table à base de riz, de bouillon et multitude de petits légumes qui accompagnent le curry (hin) de viande ou poisson à choisir. Et tout ça apporté en même temps. Bon appétit.
C'est bon mais la cuisine birmane n'a pas gravé ses saveurs dans mes papilles non plus.

Repas traditionnel birman

Le lendemain, réveil à l'aube pour le départ du trek de 2 jours réservé simplement la veille à mon auberge Yee shin guesthouse pour 25 000t Mmk soit 16€ pour un tout inclus (trek, guide, hébérgement et nourriture). Ils m'ont joint à un groupe d'une autre auberge, la très célèbre Mister Charles Guest House. Ca tombe bien car dans cette auberge leur prix est plus cher pour la même prestation.
Et me voilà avec 5 anglais à silloner les montagnes, les villages et leur ethnies avec chacun son propre dialecte et sa propre culture, à grimper, descendre, croiser des bambous, des buffles, des enfants et leurs "hello", les délicates senteurs de jasmin et frangipanier,...
Mais surtout échanger : avec mes compères et leur accent ultra-pur auquel mon oreille doit à nouveau s'habituer, apprendre à faire des bulles avec une plante avec note guide de 24 ans super rigolo SewSew (prononcé Soso), en savoir plus sur le bétel mais aussi sur mon signe astrologique en birman. Il dépend de son jour de naisance : pour moi c'était un jeudi. Je suis donc rat. Soit l'animal qui me terrorise le plus. Arf.

Au coucher du soleil, après ces longues heures de marche sous la chaleur, on est parti voir la fabrique locale de thé : uniquement du thé vert, pour leur propre consommation.
J'ai ainsi pu assister au processus de fixation (cf article sur la Chine) puis de roulage. Pour mon plus grand plaisir.
Et c'est aussi là, dans une petite échope sur le chemin, que j'ai découvert leur surprenante salade : la phet thoke à base de feuilles de thé avec cacahuètes et tomates. J'ai adoré. Manger du thé était autrefois un usage très répandu en Asie mais seule la Birmanie a conservé cette habitude.
Et puis, ici, peu importe le niveau de pauvreté, ils amènent TOUJOURS un thermos de thé vert pour accompagner le repas de toutes les gargotes du pays.
Le véritable burmese tea lui est préparé avec du lait et du sucre ou du lait concentré sucré. Très crémeux et parfois lourd par fortes chaleurs.
Je ne suis pas au paradis mais presque.

On a fini cette douce soirée avec les enfants du village et les garcons se sont fait une partie de foot avec les novices (moines de moins de 20 ans) avant de savourer un délicieux repas et se faire une partie de carte très particulière où j'ai réussi à comprendre les règles par je ne sais quel miracle.
Quelques heures plus tard, on a rejoint nos lits : tous ensemble sur des matelas au sol. Super sympa.
Une bonne nuit de sommeil, un grand merci à notre hôte très charmante, et nous voilà repartis à travers les montagnes pour plusieurs heures. Mais cette fois avec une bonne averse, on s'est réfugié chez une famille au coin du feu en chemin.

Ca c'est dit...



Heure du break au maïs à la vapeur



Le thé, une passion 


Tri du thé en fumant son cheeroot, la belle vie

Phet thoke, salade de feuilles de thé

Sewsew qui essaie de nous aprendre à faire des bulles






Dans la jungle, terrible jungle




Secrets de filles à la cascade





Sympa ta chambre



Théier






De retour à Hsipaw, un bon repos et une délicieuse soupe de porc à côté du marché local ont fait grand bien avant d'aller dans le village derrière et m'asseoir aux côtés des birmans pendant que les petits s'amusent dans le fleuve comme des fous.






De mon auberge à Hsipaw, j'ai booké mon bus de nuit pour Kalaw pour y faire le fameux trek qui mène au lac Inlé en 3 jours. Bus à 15000 Mmk, soit 10€.
Et là, j'avais encore un enfant à coté de moi. Mais pauvre petit chou, la route sautait tellement avec toutes ses bosses qu'il a vomi plusieurs fois dans son petit sachet et sans odeur, merci. Il s'est aussi reposé plusieurs fois sur mon épaule, j'osais pas le réveillé ce petit.
Aux arrêts du bus pour les pauses, c'est toujours un sketch pour retrouver son bus. Y en a des dizaines à chaque arrêt donc il s'agit de bien repérer le sien en descendant.

Arrivée à 3h du mat à Kalaw, un taxi moto m'a emmené à mon auberge Railroad Hotel. Ils m'ont accueilli avec un thé, super souriant et m'ont même fait bénéficier d'un early check-in et j'ai ainsi payé ma premiere nuit moitié prix.
En plus, le climat est beaucoup plus supportable ici. Alléluia, je peux enfin mettre un pied dehors sans être assomée de chaleur.
Je me suis pris une chambre à moi seule pour quelques jours et à moins de 10€ comme toujours. Ça requinque. Sans compter sur le massage que j'ai été faire. Oui c'est mon péché mignon et ici, entre 5 et 10€ pour 1h, y a de quoi se faire plaisir souvent. Pendant ces quelques jours de repos entre deux treks, j'ai pu découvrir le marché local et passer une soirée au coin du feu dehors à la guitare avec de jeunes birmans. Très agréable.

On parle de traçabilité ou pas ?


Pagode de Kalaw, très jolie


Délicieuse soupe de poisson, mohinga, avec le thermos de thé vert evidemment


J'ai finalement booké mon second trek sur place avec l'agence Jungle king pour 39 000 Mmk (25€) pour 3 jours tout inclus (guide, hébergement, nourriture, bateau sur lac Inlé) et en suivant un parcours atypique par rapport au cicruit classique proposé par la majorité des agences.
Il y a une rue avec toutes les agences donc je n'ai pas hésité à en faire plusieurs et comparer les prestations et prix proposés.
Pour le circuit classique, j'ai aussi eu un bon accueil avec l'agence Eversmile proposant un prix de 40 000 Mmk soit 26€ pour les 3 jours.
Une des premières au début de la rue m'a quand même proposé l'itinéraire classique pour le double du prix, soit 50€ pour 3 jours. Ne pas hésiter à comparer donc.

C'est donc avec le guide de Jungle King qu'on est parti le lendemain de Kalaw avec 3 étudiants européens en échange universitaire à Taiwan. Comme l'impression de revivre mes années à la fac de droit d'Orléans.







































J'adorais échanger avec le guide, Swen, sur le chemin ou lors de nos repas à la bougie dans les villages.
Notamment sur sa vie d'agriculteur en basse saison quand il ne fait pas le guide. C'est dans ces moments là que la fille d'agriculteur que je suis, et fière de l'être, prend plaisir à échanger sur les différents types de cultures locales.
Ici le maïs et le riz essentiellement vu le climat chaud et humide.
Et à lui de me dire que son job de guide lui plaît plus que l'agriculture qui est très ingrate car il peut passer une année entière à s'occuper de ses terres sans avoir aucun profit parfois.
Mon pauvre, je ne le sais que trop bien, moi qui voit mon papa ne pas comptait ses heures, se lever à l'aube 7 jours sur 7, prendre à peine quelques jours de vacances et pour parfois même perdre de l'argent. Et ce n'est pas l'assistanat de la Pac, politique agricole commune, qui sauvera la plaie béante du monde agricole français. Pourvu que notre nouveau ministre de l'agriculture fasse intervenir plus intensivement les acteurs économiques pour redynamiser et soutenir efficacement ce monde en souffrance.
J'admire vraiment les agriculteurs, de chez moi et d'ailleurs, ceux qui ont conservé l'agriculture de passion pour faire vivre leurs cultures et nourrir leur prochain.
Mention spéciale à mon papa Etienne, à mon grand-père Georges, à mes grands-mères Annette et Monique, à mon arrière grand-mère Mathilde qui se sont occupés de leurs terres avec amour et qui ont porté leur bébés à bout de bras dans des conditions souvent difficiles.








On échangé aussi avec Sew sur les raisons du pouvoir subsistant de la junte militaire, les sources de leur argent, sur son avis sur le massacre des Rohingyas, sur sa perception de l'arrivée au pouvoir en 2016 du nouveau président Htin Kyaw et ami d'Aung San Suu Kyi,...
C'est là que j'ai appris que la Constituion ne pouvait être modifiée sans l'accord des 25% des militaires au Parlement (vous avez dit égalité ?), c'est pourquoi le parti non violent opposé à la dictature, le LND d'Aung San Suu Kyi, a trouvé une solution de contournement. Car Aung San Suu Kyi, après avoir été assignée à résidence de 1990 à 2010 par les militaires, a été vigoureusement soutenue par la communauté internationale.
En 2012, le prix Nobel qu'il lui avait été descerné a pu enfin lui être délivré, soit 21 ans plus tard.
Bien que victorieuse aux élections de 2015 qui s'en suivirent, elle ne pouvait accéder à la fonction présidentielle car une clause de la Constituion interdit aux personnes mariées à un étranger d'accéder à cette fonction. Et même si son mari, anglais qu'elle a rencontré lors de ses études prestigieuses en Grande Bretagne, est décédé pendant sa captivité, elle ne pouvait pas devenir président et y a donc placé un de ses amis Htin Kyaw et elle occupe désormais la fonction équivalente à celle de premier Ministre pour gouverner le pays. Malgré son sacrifice au détriment de sa famille et son combat pour sa patrie, ses actions sont actuellement sujettes à controverse du fait de son laisser faire sur les horreurs commises par les militaires envers la minorité musulmane des Rohingyas...
Pour ceux que ça intéressent, Luc Besson lui a consacré un film ''The Lady'' en 2011.

Ce trek de 3 jours et 2 nuits existe aussi en version light. Ainsi le 2ème jour, 3 nouvelles personnes nous on rejoint en voiture pour la version light.
C'est là que j'ai rencontré la Belge Jolien super sympa et de mon âge.
Ce trek nous a permis de silloner à travers les différentes ethnies Palaung, Paoh, Danu, Taung yoo et In Thar.
Et on a même dormi dans un monastère avec des petits moines partout la 2ème nuit. Trop marrant. Et à 5h du mat', tout le monde était debout là dedans à prier et c'était comme à la cour de récré.














L'accès à la zone autour du lac Inlé est à 12 000 Mmk, soit 8€, moitié moins cher que Bagan tout de même.
Le dernier jour on a ainsi achévé ses 60kms de trekking par une traversée en bateau du lac Inlé.
Et c'était inclus dans le prix initial du trek. Au top.
Du coup, on s'est mis d'accord sur le pourboire à laisser à notre guide : 5000 Mmk chacun.
En lui remettant, j'ai demandé à Sew de me faire une promesse : dès qu'il arrive chez lui, trouver ou construire une boîte dans laquelle il mettra chaque semaine un peu d'argent pour réaliser son rêve de voyage en Europe. Il était très ému...et moi aussi. Tout ca, suite à notre discussion où il me disait qu'il adorerait voyager en Europe mais ne pouvait pas car ici au Myanmar les salaires sont très bas et une forte taxe est appliquée lors du change.
Après tout, pourquoi se priver de bienvaillance envers son prochain ? Quand on sait que le battement d'aile d'un papillon peut provoquer une tornade à des milliers de kilomètres, qu'elle peut être l'effet d'une simple parole d'espoir envers une personne ? Prenons chacun ce risque un peu tous les jours, non ?






Sur ce, nous voilà arrivés à Nyaung Shwe, le village bordant le lac Inlé et il est temps d'aller rejoindre l'hotel Manaw Thukha. Une pépite, avec chambre châlet, grande salle de bain avec baignoire, jardin d'ornement, location de vélos gratuits et bidon d'eau purifiée à disposition partout. Sans parler du petit déj délicieux. Le tout pour 7€ la nuit.





Le lendemain, Jolien est venue me chercher à vélo et nous voilà parti en petit groupe au monastère, à la grotte pleine de boudhas, et à la dégustation de vin dans la montagne avec super coucher de soleil.






C'est aussi ici que j'ai rencontré mon coup de coeur, Ely, une chilienne de 28 ans qui vit au Sud de l'Inde maintenant et qui partageait ma chambre. On était sur la même longueur d'onde et on se taquinait sur qui a le meilleur vin, elle envoyait le reggaeton, on dansait et on parlait de notre phobie des rats.
Le lendemain, on est parti toutes les deux avec un couple d'australien et un taiwanais passer une journée sur le lac Inlé en bateau (réservé à notre auberge pour 15 000 Mmk, soit 10€ pour nous 5 alors qu'il est proposé à 20 ou 25 000 Mmk ailleurs) pour y découvrir les commerces locaux sur pilottis avec fabrique d'argent, des cigares cheeroots, de tissu, des monastères, le jardin flottant, en y croisant les pêcheurs traditionnels si cèlèbres pour leur pêche acrobatique toute la journée et au coucher du soleil.

Pêcheur traditionnel du lac Inlé


Jardin flottant du lac Inlé









Fabrique de cheeroot, le cigare local



Cheeroot

Salade au feuille de thé, mon plat favori














Au retour, je leur ai fait découvrir le délicieux resto indien Everlight que j'avais découvert la veille grâce à Jolien. Parceque oui en Asie, il y a une énorme influence culinaire des pays frontaliers. On trouve donc très facilement en Birmanie des restaurants indiens, chinois ou thaïs.
Et quelle soirée, on y a rencontré Raj, cet américain vivant en Inde, spécialiste dans l'organisation de soirée.




Et dès qu'on a mis le reggaeton d'Ely au resto, ni une ni deux, Raj a proposé d'organiser une soirée regaetton à l'hotel Ostellobello juste à côté le lendemain soir.

Le lendemain, juste avant, on a testé le célébre resto indien, l'Eminem place. Super déçus. La nourriture est carrément moins bonne qu'au Everlight et le jeune homme, célèbre pour son addiction à Eminem, est proche du trouble mental. Bref, ce n°1 de Tripadvisor est clairement surnoté.



Du coup, on avait hâte d'arriver à l'Ostellobello pour retrouver Raj et siroter quelques mojitos. Soirée en petit comité super sympa.
Cette auberge est top pour faire la fête avec toit terrasse, cigares et cafés gratuits. Et Manaw Thuka top pour se relaxer.

Ely et moi savourant la pluie du soir avec notre reggaeton



Ely, Raj et moi


Pour notre dernier jour, avec Ely, on est parti au marché local puis tester le resto French touch, hors de prix (comprendre l'equivalent d'un prix francais) mais j'avais juste envie d'un pain au chocolat.
On s'est aussi pris une glace fait maison juste à coté, une tuerie. Et on a finalement retrouvé Raj et on est parti tous les 3 à vélos à la cave aux vins Red moutain (tenue par un Français) pour profiter de notre dernier après midi sur les côteaux du lac Inlé. Le vin birman fut, ma foi, une bonne surprise.



Ely et son tee shirt fétiche de U2 ''Walk on'' écrit pour Aung San Suu Kyi



Dégustation de vin à la Red Moutain

Après 2 mois sans vin, qui c'est qui est contente ?








Quelques coups de pédales plus tard et une douche en 2 secondes, me voilà déjà dans le bus pour aller à Yangon. 12h de nuit et 13000 Mmk.

Arrivée à Yangon, 4 chauffeurs de taxi m'ont presque sauté dessus pour m'emmener à mon auberge. Parfait, on va pouvoir négocier.
Prix de départ qu'ils m'ont donné : 15 000 Mmk. Evidemment, j'ai fait ma tête effarée pour commencer la négo en leur précisant que j'avais payer moins cher pour 12h de bus. J'ai direct proposé 5 000 Mmk. Ils ont fait genre que c'etait impossible. J'ai commencé à partir, ils m'ont proposé 8 000 Mmk, j'ai continué à avancer, plusieurs sont partis mais un est resté et m'a dit ok pour 6 000 Mmk. Adjugé mon garçon. Comment gagné l'equivalent d'une nuit d'auberge juste en 2 minutes.
Le temps de déposer mon sac à l'auberge, je suis partie découvrir l'effervescente ancienne capitale. Pas très jolie et sale mais avec des stands de rue partout.
J'ai passé l'après midi au soleil au parc People's parc juste en face de la célèbre pagode Shwedagon, lieu de culte boudhiste, religion prédominante en Birmanie.

Très sympa, surtout que j'ai rencontré en chemin May qui m'a invité à sa table, on a parlé francais et elle m'a offert un bracelet porte bonheur et je lui ai offert un échantillon de parfum Aqua di parma que j'aime tant en retour.
La ville de Yangon n'a pas un charme exceptionnel donc 2 jours sont bien assez.

Caprice

Juste la pagode Shwedagon au coucher du soleil et, encore plus la nuit, possède une atmosphère très atypique et fort agréable. Entrée 8000 Mmk, soit 5€, mais ça vaut le coup.







Ferveur boudhiste




À la sortie, les taxis me proposant des prix déraisonnables pour rentrer, j'ai commencé un bout de chemin à pied. Pensant pouvoir rencontré un rat à chaque petit coin sombre, j'ai pris un taxi 2 kilomètres plus loin qui s'etait garé exprès pour moi en plein milieu de la route. Et en plus il m'a mis de la super musique tout le trajet. Je lui ai donc proposé mon trajet pour retourner à l'aéroport le lendemain. On a vite fait négocier, il était cool.
Le lendemain, hyper ponctuel, il m'a emmené à l'aéroport. J'avais pris une bonne marge comme il y a pas mal d'embouteillages à Yangon. On a mis plus d'1h à y arriver. Ca lui a laissé le temps de me faire découvrir sa super playlist. Et quelle bonne idée j'ai eu de lui dire qu'il avait une énorme sono dans le coffre et que ca donnait un super son. Bravo Mathilde, t'as les tympans explosé maintenant car évidemment, le mâle fier de sa sono ne peut s'empecher de monter le volume pour t'impressionnner.

Trouvé sur un taxi. Résume parfaitement le Myanmar.

Et voilà la fin de ses 3 semaines en Birmanie.
Budget total : 480€ avec 2 trekkings sur un total de 5 jours, une journée en bateau sur le lac Inlé, les visites des temples, mes nouvelles boucles d'oreille en argent, l'hébergement, le transport à travers tout le pays, quelques restaus et quelques pourboires.
Et avant le départ, j'ai changé mes derniers kyats à l'aéroport. Je me suis fais avoir en quittant la Mongolie avec des tugriks qui me restent et impossible à échanger ailleurs donc je vais éviter de refaire la même. Car dans ces pays, très difficiles de trouver où échanger le reste de sa monnaie hormis dans le pays.
Question budget, quelques jours avant le départ, j'essaie de calibrer au mieux les retraits et la monnaie qu'il me restera pour en avoir le moins possible.
D'ailleurs en Birmanie, venez avec des euros à échanger plutôt que votre cb (seulement en dépannage). En plus, je me suis retrouvée plusieurs fois devant des distributeurs hors service le week end. Ca peut être embêtant. Heureusment, j'avais des euros à échanger.
Pour chaque retrait avec cb c'est maximum 300 000 Mmk (200€) et c'est entre 5000 et 6500 Mmk de frais, soit entre 3 et 4€ à chaque fois, ce qui est énorme pour le pays. Sans compter les frais sur chaque retrait hors zone euro que votre banque en France vous appliquera en plus. Merci à ma cb N26 pour au moins m'éviter ces derniers.
Du coup, pour échanger ses euros, c'est beaucoup moins de frais. Suffit de comparer quelques bureaux de change et choisir le meilleur. Y en a partout. Inutile de changer en France car souvent de grosses commissions. À l'aéroport, changer juste le nécessaire pour arriver à votre hôtel puis changer le reste en centre ville où il y a souvent beaucoup moins de commissions.
C'est simple : sur leur tableau de change à l'entrée, 2 colonnes : we buy et we sell. Quand vous arrivez dans un pays, regardez we buy (le bureau de change ''vous achete'' vos devises) et choisissez le bureau qui affiche le plus grand nombre devant la ligne euro : il vous donnera plus de billets en devise locale.
Quand vous quittez le pays, regardez we sell (le bureau de change "vous vend'' une devise étrangère, l'euro par exemple, contre sa devise) et choisissez le bureau qui affiche le plus faible nombre : il prend moins de commissions et vous donnera plus de devise étrangère (euro, dollars ou autre).
Sinon, le système D est de demander dans plusieurs bureaux : ''si je vous donne 100€, combien me donnez vous de (la devise du pays) ?" mais nécessite de rentrer demander à chaque fois et de choisir celui qui vous donnera le plus grand nombre.
Attention simplement, les cours des devises faibles fluctuent plusieurs fois dans la journée et certains bureaux appliquent des commissions fixes non indiquées sur le tableau.
Et tout ça, toujours avec l'appli Xe currency bien sûr pour checker facilement le cours en temps réel.

Maintenant, direction le Népal avec escale de nuit au Bangladesh.
Là j'ai pas trop fait la maline car en arrivant à l'aéroport du Bangladesh, j'étais la seule peau blanche avec des hommes partout qui me dévisagent. J'ai vite mis ma veste pour couvrir toutes les parties de peau visible. Je crevais de chaud mais tant pis. Et je vais devoir dormir là, my god. Du coup, j'ai été prendre des Kinder country et Kinder surprise pour me réconforter. Les plus chers de ma vie je crois, 17 euros le tout. C'est pas la spécialité du Bangladesh dis donc. Mais bon, là j'en avais besoin.
Et puis, surgis de nul part, le ciel m'a envoyé un ange gardien : Damien, un anglais, est arrivé me parler, il m'avait vu à Yangon, on a pris le même vol et il va aussi à Katmandou comme moi. Du coup, il est resté avec moi, on a dîné ensemble, regardé un film sur son ordi dans notre nouveau salon et il est parti nous trouver 2 bancs face à face dans un endroit calme pour dormir et on a finalement réussi à dormir un peu.
Me voilà sauvée et prête à m'incliner au pied de l'Everest au Népal.

Commentaires

  1. Bonjour Mathilde
    Très belle aventure que tu nous fait vivre, avec beaucoup d'images et de jolis textes. Je vois sur l'avant dernière photo que t'as bonne étoile veille sur toi et que ton tour du monde à encore de belles surprises à t'offrir.
    Prends soin de toi et profite.
    Arnaud (un photographe de romilly)

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  2. Salut mathilde. Ca te réussi dis donc ton tour du monde!
    Ton periple me rappelle pas mal de souvenirs. Tu le sais. J'ai adoré le Myanmar... figure toi que j'ai aussi acheté des boucles d'oreille pour ma petite nièce au lac Inle ( ca je ne te l'avais pas dit je crois).
    Les photos sont vraiment sympa, je pense ne pas m'être trompé sur le choix de l'appareil!
    Merci pour le petit mot sur la carte... l'écriture avait comme un air d'Egypte... j'ai interrogé mon suspect qui a immédiatement balancé!
    How lucky you are!

    #lavraievie # lavivance # thankGodforeverything

    Biz!

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