Un thé en Tanzanie - Zanzibar, Dar Es Salam, Selous et Lac Victoria


''Hakuna Matata. Ce mot signifie que tu vivras ta vie sans aucun souci''
Vous connaissez ? Les amateurs du dessin animé Le Roi Lion ne pourront que se rappeler de cette chanson culte de Timon et Pumba.
Et bien, ce fut donc pour moi un plaisir de pouvoir dire Hakuna Matata à tout va en Tanzanie, et surtout sur l'île de Zanzibar, où c'est leur expression fétiche.
Hakuna matata my brother. Pas de souci mon frère.

De la sublime île de Zanzibar au lac Victoria, la Tanzanie, située sur la côte Est de l'Afrique, regorge de trésors.
Et j'ai pu partager ces trésors et un petit bout de mon voyage au long cours avec ceux qui me sont le plus chers.
Et oui, parce qu'à l'approche de Noël, mes parents ont pris leur billets d'avion pour leur premier voyage hors d'Europe pour venir rejoindre leur grande fille sous le soleil africain.
Bien oui, parce que cela reste tout de même une occasion unique dans une vie de parents de rejoindre sa fille en tour du monde. Et passer de la ferme de Riboeuf à Romilly-sur-Aigre à la Tanzanie en Afrique, ça dépayse, c'est le moins que l'on puisse dire.
Et puis, parce qu'un bonheur n'arrive jamais seul, ma petite soeur a ensuite pris ses billets pour que la famille soit au complet pour Noël, si sacré à nos yeux. Merveilleux.

Notre bonhomme de ''neige'' fait maison pour l'occasion

Avant de les retrouver en Afrique, ce fut quand même une mission pour moi.
Et oui, du Costa Rica en Amérique centrale pour rejoindre l'Afrique, c'est coton. Résultat des courses : 5 vols et 2 jours de transit en passant par Miami, New York, Stockholm et Dubaï. Complétement décalquée à l'arrivée.
Mais que d'émotions. Après 8 mois sans les avoir vus, c'était intense.

Surtout que je suis arrivée 1h après eux donc c'est eux qui m'attendaient.
Non sans mal car la sécurité voulait les évacuer du hall des visas et ne voulait pas les autoriser à m'attendre ici.
On a déjà bien rigolé quand ils m'ont raconté que près de 10 grands noirs les ont encerclés pour les évacuer et leur disaient ''Go back to France'' s'ils ne bougeaient pas et qu'ils leur ont pris leurs passeports.
Bref, avec leurs rudiments d'anglais, ils ont réussi à baragouiner quelque chose pour leur faire comprendre que j'arrivais vite.
Heureusement que mon dernier vol n'a pas eu de retard....
Et donc quand je suis arrivée, même la sécurité était émue et ils ont pu vérifier que leurs dires étaient vrais.

Un visa tamponé à l'arrivée pour 50 dollars chacun à l'aéroport de Dar Es salam et de longues minutes de patience face au processus administratif si efficace, nous voilà à bord de la voiture de transfert de notre hotel.
Parce que bien sûr, j'ai fait en sorte de les mettre bien mes parents.
J'allais tout de même pas les faire voyager complétement à ma façon entre bus local et auberges de jeunesse si je veux les préserver un temps soit peu.
Et ce malgré la demande de ma soeur qui, sadique, voulait que je les fasse voyager dans le dur pour qu'ils voient vraiment ce que c'est mon voyage en local.
Comme elle avait été challengée et transformée lors de sa venue en Indonésie en juillet dernier en mode voyageuse et non touriste, elle voulait la même chose pour eux. Quelle coquine cette Soline.

C'est donc accueillis à l'hotel Stay Inn par Daniel, que nous avons commencé par une première immersion locale dans la ville de Dar es Salam à manger dans un restau typique du poisson et du riz avec les doigts après avoir traversé un dédale de ruelles en terre, sans trottoirs évidemment.
Après une bonne nuit de repos, nous voilà partis au port pour prendre le ferry qui nous ménerait sur l'île de Zanzibar pour une première semaine farniente à la plage.
Et là, j'ai pu voir ce que c'était de ''gérer un groupe''.
Et oui, étant la seule parlant anglais couramment, je m'occupais de toutes les négociations de transport, de safaris, de change de monnaie, d'hébergements, d'excursions, d'achats,...C'etait pas de tout repos.
Surtout que la négociation ici c'est un sport national et les ''vrais'' prix sont quasiment toujours à diviser par deux.
Et à 4, si on ne fait pas attention au budget et qu'on ne négocie pas/pas assez, ça peut vite grimper.
Ce qui est bien avec les Tanzaniens, c'est que les négociations se passent dans la bonne humeur et on rigole bien. Ca devient donc plus un jeu. Même si après plus de 20 fois par jour, c'est fatiguant tout de même.

Et nous voilà grimpés dans le ferry après avoir réussi à se faufiler entre tous ceux qui nous sollicitent. Ici, 2 options pour le ferry : le slow boat pour 25 dollars chacun ou le fast boat pour 35 dollars. C'était censé durer 2h30 en slow boat et 1h30 en fast boat. Vu la différence de prix de 40 dollars au final et la faible différence de temps, on n'a pas hésité à prendre le slow boat... Et bien 4h plus tard à enjamber tous les petits Africains qui dormaient à même le sol du ferry, on débarquait à peine. Hakuna matata.

Nous voilà dans le bain africain. Tout le monde s'allonge au sol pour pioncer.

Arrivés sur l'île de Zanzibar dans la ville de Stone town, après une nouvelle négociation intense pour le taxi pour aller dans le Sud Est de l'île, nous voilà partis pour 2h de transport. Et oui, autant seule, un taxi n'est pas rentable, autant à 4, ça le devient.
25 dollars le taxi pour aller dans le Sud, check. Prix initial : 60 dollars demandé.
D'ailleurs, il est bon de savoir que les seuls distributeurs de billets de l'île sont ici à l'arrivée du ferry à Stone town.
Donc il est plus que judicieux de prendre ses dispositions en espèces à ce moment pour ne pas avoir à prendre un taxi à ce prix pour retirer.
D'autant plus qu'ils n'acceptent que ponctuellement les paiements en cb et, qui plus est, avec une commission prohibitive de 5%.
Et changer des devises fortes, telles que nos euros ou des dollars, reste bien répandu partout sur l'île heureusement. Donc il est vivement conseillé de venir en Tanzanie avec suffisamment d'euros, voir dollars. Ca sera toujours utile.
Mais le seul hic, c'est que si comme nous, vous faites un safari derrière qui ne prend pas la cb (et puis 5% de frais sur un montant entre 1000 et 2000 euros, ça refroidit) et n'acceptent que des dollars ou de l'euro et non la monnaie locale, vous avez tout intérêt à conserver vos billets bien précieusement.
La raison officielle pour laquelle ils n'acceptent pas le paiement du safari en tshilling, la devise locale, c'est qu'ils doivent payer la taxe gouvernementale en dollars et que le taux de change est trop défavorable et fluctuant pour leur faible devise s'ils devaient la changer en dollars pour le paiement de la taxe. Et donc ils perdraient trop de bénéfice.
Ca aussi c'était marrant à gérer pour jongler entre combien nous pouvions payer avec nos euros, nos dollars et nos tshillings, et la quantité minimale d'euros/dollars que nous devions conserver pour le safari et la quantité de devise locale en billet qu'il nous restait avant de devoir faire un retrait. Sportif l'histoire.
Heureusement, en remontant dans le Nord, on en a profité pour demander au taxi de faire un petit crochet par Stone town pour retirer du tshilling pour ne pas cramer plus nos euros/dollars.

C'est donc en route pour le Sud Est de l'île qu'on a pu commencer à découvrir le paysage de l'île et aussi assister au coucher du soleil.
Et aussi au premier coup de stress de maman : pour la conduite des locaux.
Autant pour moi, je ne suis plus trop choquée par cela et me dit que je remets ma vie dans les mains d'une puissance supérieure dans ces moments là, autant pour maman, elle était cramponée à la poignée et disait "Slow slow'' au conducteur.
Et il ne roulait pas vite pourtant.
Et la route etait dans un état convenable en plus, avec du goudron et seulement quelques trous. Si elle savait sur quels types de routes je me suis déjà retrouvée...

''Oh merde, c'est bien vrai, je suis bien arrivée en Afrique et lui qu'essaie déjà de me vendre ses pacotilles. Allez je tourne la tête discrètement''

''On est pas mal dans la voiture plutôt qu'entassé dans leur dala dala, leur bus local, juste devant''


Arrivés sains et saufs bien sûr, la nouvelle mission était de trouver un hébergement à Jambiani. J'avais juste réservé notre première nuit à Dar es salam mais rien sur l'île.
Car oui, comme ça, on voyageait à ma façon avec le plaisir de dénicher des coins supers qu'on ne trouve que sur place.
J'avais donc fait une pré-sélection de 4 hotels dans notre budget sur Booking.com et Maps.me et ai demandé au chauffeur de me déposer dans chacun et on choisirait le meilleur rapport qualité/prix. Et bien sûr, le local étant une valeur sûre, je lui ai également demandé de me montrer un etablissement qu'il connaissait. Bon la vue était top mais le confort trop sommaire pour ma famille pour celui qu'il me proposait.
On a donc jeté notre dévolu sur l'hôtel Ifa beach resort, face à la mer turquoise, dans un bâtiment en dur et très propre pour une grande chambre pour 4. Pour 80 dollars la nuit, on était ravis.
On a pris une seule nuit pour commencer. Et puis on y était si bien, qu'on y est resté 4 nuits au final.
Et on y a même rencontré le propriétaire du terrain, un Français, avec qui papa était ravi de pouvoir enfin parler français autour d'une bière fraîche à parler élagage d'arbres sur la propriété.
Niveau bière, les 2 plus réputées sont la Kilimanjaro, du nom du fameux mont si célébre en Tanzanie et plus haut d'Afrique, ou la Safari, du nom de l'activité si célébre ici. Ma préférence allait à la Safari, plus charpentée.

Kilimanjaro ou Safari ?

Notre QG

Chaque matin, un nouveau décor avec fleurs fraîches





Papa dans les nuages

Horrible vue du balcon

De là, on a pu profiter dignement de cette île sublime, de son eau turquoise, de ses plages de sable d'une finesse incomparable et une eau si agréable qu'on y rentre comme dans un bain. En plein mois de Décembre.
Et aussi du vocabulaire local : mambo pour dire bonjour, asanté sana pour dire merci, karibu pour dire bienvenue, hakuna matata,...

Et de leur thé évidemment ! Ici oubliez les thés verts de Chine ou du Japon.
La grande particularité de l'Afrique, c'est leur thé rouge, aussi appelé rooïbos. Contrairement au véritable thé vert en feuille, ici c'est une sorte d'écorce qui se retrouve en forme d'épine au final. Un goût délicat et ensoleillé. Et sans théïne. Donc parfait le soir pour ne pas ressentir l'excitation dûe à la théine. Tellement réconfortant.
Et on en trouve assez facilement même en France maintenant, surtout dans les magasins bio. Un délice. Encore plus en version locale, avec la marque Kilimanjaro. Sous un soleil de plomb, thé Killimanjaro ou bière Kilimanjaro, à chacun de choisir.

Des champs de la Beauce au sable d'Afrique pour les pieds de Papa.

Sable de fou

De la ferme de Riboeuf...à l'Afrique. Pour la première fois de leur vie. Ca leur a fait tout drôle au debut.


Miaaaammmm. Digne d'un rêve de trouver du pain et du nutella en Afrique.

Thé rouge rooïbos Kilimanjaro, made in Afrique

Zanzibar fait réellement parti de ces coins de paradis sur terre. Et le tout avec un super dépaysement au coeur de la vie africaine.
En Nouvelle-Calédonie, j'avais aussi trouvé des plages sublimes mais niveau dépaysement, Zanzibar est beaucoup mieux à mon goût.
Et en plus, il n'y a que quelques d'heures de vol pour s'y rendre de France et le décalage horaire n'est que de 2h comparé à la Nouvelle-Calédonie ou à Bali et ses îles Gili.
Pour moi, Zanzibar arrive donc number one pour une plage de rêve avec dépaysement assuré à distance et coût de la vie raisonnables.
Et comme Zanzibar est dans l'hémisphère Sud, quand ça caille en France, vous pouvez troquer la doudoune contre le maillot 2 pièces et aller pateauger dans ce lagon splendide. Merci l'opposition des saisons dans les hémisphéres.

On aimait alterner plages paradisiaques et balades dans les villages. Et bien sûr, Noël approchant, à défaut de sapin, on s'est fait notre bonhomme de neige en sable blanc. Et avec chacun qui allait en quête du petit plus à ajouter à notre bonhomme, synergie familiale au top.
Et dire qu'on en a vu qui restait enfermé dans leur resort. Quel dommage.
C'est à se ballader comme cela que l'on fait les plus belles rencontres.


Sur le chemin du village en famille

Maman qui a échangé ses filles


Quand les enfants se bousculent dans les bras de papa

Parce qu'évidemment ils ont bien envie de jouer un peu


La balançoire face à la mer, sympa

Notre coup de coeur sur pilottis entre les plages de Paje et Jambiani

Bon bah nous on va se baigner, allez, ciao

Tu te rappelles de l'océan atlantique après ça....

Papa qui a rarement eu pire moment

Notre bonhomme de neige inauguré


Parce qu'entre les cheveux, le nez, la bouche,...chacun y a été de sa petite imagination. Synergie familiale artistique.







La vue sur la mer du chemin du village

De la plage au village...








Quand on se fait un petit volley-ball avec les locaux...du haut niveau







Bien oui, parce qu'ici les vélos sont toujours trop grands pour les gamins




Ah bah ils se sont vite détendus nos parents



Mathilde au supermarché Géant casino










L'art de construire un bateau...avec une tong usagée. Ingénieux les gamins



Le bus local, le dala dala



C'est d'ailleurs ainsi qu'on a rencontré Mohamed, pêcheur sur l'île.
Et bien ni une ni deux, nous nous sommes retrouvés sur son petit bateau en bois en fin d'après-midi à partir en pêche dans le lagon avec lui.
Pêche à la façon locale fructueuse pour Soso et moi. Un peu moins pour papa. Qui restait étonné de leur bateau construit en bois de manguier par eux même, de leur mât ''artisanal'' et de leur canne à pêche qui est en fait un petit carré de bois autour duquel ils enroulent du fil de pêche, y mettent un hamecon et, en guise d'appât, de petits bouts de sèche.
Et le soir venu, nous voilà invités chez Mohamed pour manger notre pêche du jour. On a donc récupéré maman, restée sur la plage par peur de couler dans le lagon, et on est parti chez notre pêcheur.

Notre embarcation : faite maison en bois de manguier et avec son mât original


Bon, au début on était pas très rassurés là-dessus...

Et puis on s'est détendus....

Et on a commencé à tendre nos lignes....

Et puis ça a commencé à mordre !





Quand tous les pêcheurs sont de sortie





Emmener la casquette de Romilly la route du blé en Afrique : check

Mohamed, notre pêcheur au top



Bibi sur son bateau

Voilà notre repas du soir

Et tout le monde était ravi !

Avec des surprises comme j'aime tant en voyage : on s'est retrouvés tous les 4 dans une case extrèmement rudimentaire, à manger au sol avec nos mains, avec une dizaine de membres de la famille, petits et grands, autour de nous, des chats et des cafards. Qu'est ce qu'on s'est régalé avec nos poissons frais fraîchement grillés accompagnés de riz au lait de coco. Du coup, on a mangé le plus possible à cause du dicton. ''Pense à tous ces petits africains qui meurent de faim''.
Sauf que ce qu'on ne savait pas, c'est que ce qu'on avait laissé, ils allaient se le partager. Et oui, une fois repus, Mohamed a appelé les enfants, qui se sont tous mis en cercle autour des restes. Le père et les enfants aînés prenaient les plus gros morceaux de poissons tandis que les petits sucaient les arrêtes. La hiérarchie familiale. Après cela, en rentrant, on s'est senti vraiment cons d'avoir mangé à plus en pouvoir pour ne pas gâcher alors qu'en fait, ça allait nourrir les petits. Si on avait su....Cela nous a tous marqué à notre façon de partager la vie locale hors des sentiers battus.

Et le lendemain, avec Soso, on s'est réveillées aux aurores, à 5h du matin pour partir en mer. Encore. Mais pour une expérience différente : nager avec les dauphins. Et nous voilà, les yeux encore embrumés à découvrir le marché aux poissons fraîchement péchés sur la plage, à sauter dans notre bateau à moteur cette fois et prendre le large. Et quand le banc de dauphins approchait, paf on sautait dans l'eau avec masque et tuba et on avait droit à quelques secondes de pure magie, à voir une vingtaine de dauphins nager en dessous de nous et à entendre leurs sifflements. Ensuite on remontait dans le bateau, on les rattrapait et on ressautait. Et oui, ça va vite ces petites bêtes. Génial.

Le jour se lève sur l'Afrique

Espadon 

Thon et daurade

Raie

Kingfish dépecé

Qui veut mon poisson, qui ?


Sunrise





Salut les amis, on arrive




Après avoir bien profité de nos plages préférées de Paje et Jambiani, nous avons migré vers le Nord de l'île sur la plage de Nungwi, la populaire.
Et on l'a senti. Il était difficile de trouver un hébergement décent à moins de 100 dollars pour nous 4.
En discutant avec Mubarak, un local qui est devenu notre copain, on a finalement trouvé une petite maison avec petit déjeuner inclus à 2 pas de la plage.
Ici, on s'est régalés de poisson frais tous les jours pour 3 fois rien. Kingfish, daurade, thon,...on avait l'embarras du choix.
Cette plage de Nungwi, qui reste splendide, n'a pourtant pas été notre préférée car beaucoup de vagues, des oursins et l'eau est moins chaude qu'à Jambiani et le sable un peu moins fin. Et oui, quand on goûte au paradis, on devient difficile ensuite.

Bienvenue à Nungwi

Quand Soso et papa trouvent des étoiles de mer







De là, on est partis se balader dans une ferme aux épices pour changer un peu de la plage. Entre vanille, cacao, café, cannelle, girofle, muscade, ananas, citronelle,...on en a pris plein le nez. Et on est repartis bien gâtés.
Et j'ai trouvé plein de thés locaux, j'étais aux anges.

À la ferme aux épices, on a été bien gâtés







Quand t'as pas de parapluie...





Pour toi j'irais décrocher une coco. Euh c'est haut quand même.

Et il nous les a décroché les noix de coco. Seulement grâce à ça avec ses pieds.

Bien sûr, j'ai voulu essayer. Pas gagné l'affaire.

On a également testé la plage de Kigomane, en face de la célébre île de Mnemba pour le snorkelling. Mais trop d'oursins et moins propres que les précédentes. Et avec moins d'infrastructures qu'à Nungwi ou Jambiani.
Autant à Nungwi, c'est sur-exploité, autant ici c'est sous-exploité.
L'équilibre idéal entre nature préservée et infrastructures suffisantes reste donc à Jambiani.

Plage de Kigomane



Et on a fini notre tour des plages de Zanzibar avec Kendwa au Nord Ouest. Qu'on peut rejoindre par la plage au départ de Nungwi à marée basse en 45 minutes de marche.
Sur le chemin, on s'est arrétés faire trempette car l'eau azur était vraiment trop tentante. Et bien pas de chance parce que papa et Soso se sont retrouvés en souffrance avec les pieds, chaussures et palmes plein d'aiguilles d'oursins. Impressionnant. Ma bonne étoile m'ayant epargnée cela, j'ai été cherché l'aide d'un massaï, du nom de la tribu du Nord de la Tanzanie, qui a retiré les aiguilles et leur a appliqué du lait de papaye. Médecine locale bonjour.

Une fois remis sur pieds, on a continué notre promenade. Mais les rebondissements ne se sont pas arrétés là. Quelle journée...
Pendant que nous prenions des photos entre filles, on a perdu papa de vue.
Merde, il est où.
Quelques minutes plus tard, je l'aperçois au loin, penaud, escorté d'un local qui faisait des grands gestes.
Ça sentait l'embrouille ça.
Du coup, papa ne parlant pas anglais à part hello et thank you, je suis arrivée à la rescousse.
Si j'avais su ce qui m'attendais comme histoire...
Parce que papa, ayant difficilement supporté son repas, était parti derrière un buisson sur la colline derrière la plage en urgence se soulager discrétement.
Enfin, pas si discrétement que ça, parce que le local en question est un artiste peintre et mon père a choisi de déféquer dans ce qu'on peut considérer comme le studio de l'artiste.
Le temps que j'explique à maman et Soso ce qui s'est passé et qu'elles commencent à se marrer comme des baleines à n'en plus finir, moi j'essayais de réparer les dégats en gardant mon sérieux car l'artiste avait une tête tellement effarée que j'ai cru qu'il allait faire une attaque.
Sans compter qu'il disait qu'il allait perdre le terrain car son boss allait le virer s'il trouvait ''ça''.
Parce que ce n'était pas seulement un bout de plage pour ses peintures, c'était aussi le début d'un resort 5 étoiles. Fallait quand même le faire ça.
Pour mon père et ses goûts de luxe.
Quoi qu'il en soit, j'ai dû trouver une solution pour régler ''l'incident''.
L'artiste a bien entendu essayer de gratter de l'argent que j'ai fermement refusé mais, du coup, on a dû équiper papa d'un sac plastique et d'une palme pour aller ''réparer les dégats''.
En le voyant s'éloigner, on était pliées de rire sur la plage toutes les 3.
Bon au final, ils ont recouvert le tout de sable et c'était réglé.
Mais encore maintenant, on repart en fou rire avec cette histoire.

Après cette 2éme péripétie de la journée, le dicton ''Jamais 2 sans 3'' allait s'appliquer.
En voulant revenir par la plage à notre plage de Nungwi, la marée commencait à monter et les vagues à claquer sur les falaises. Du coup, impossible de passer partout. Pas grave, on avait prévu de revenir par le village de toute façon.
Ce qu'on n'avait pas prévu, c'est que tous les accès pour remonter par la terre étaient gardés par des vigiles car ce n'était que des resorts de luxe et ils nous refusaient l'accès.
Et merde, on fait comment avec la marée haute maintenant.
Le business étant bien rôdé, un petit bateau vous attend pour vous ramener par la mer moyennant un bon billet. Même pas en rêve.
J'ai donc dû tchatcher avec le dernier vigile du dernier point accessible à pied qui a dû appeler son boss pour obtenir l'autorisation de nous laisser passer.
Je rêve, sans pitié les mecs.
Heureusement, il a bien voulu et on a pu sortir en traversant tout le resort. C'est là que ça fait de la peine à voir, ce luxe indécent ici entre ces murs et derrière, au village, les gamins qui lèchent les arrêtes.
Heureusement que le tourisme donne de quoi vivre aux locaux...

Allez expliquer à un ancien éleveur bovin que les vaches sont à la plage et pas dans le prè. Ca lui en a donné des interrogations...

Mais quand même une petite caresse. Parce qu'elles ont pas de bosses comme ça chez nous.


''Le studio'' objet du crime



Quand les 2 soeurs africaines posent...

Comme nous !






Notre dernière nuit à Zanzibar avait sonné.
De quoi nous laisser le temps de ramener des souvenirs entre les magnifiques peintures et bijoux. Et toujours avec une négociation de mise.

Peinture africaine


Mon coup de coeur





Le lendemain, avant de reprendre le ferry, qui n'est qu'en version fast boat à 35 dollars chacun en ce sens là, on s'est baladés dans la vielle ville de Stone town, pittoresque, avec ses petites ruelles aux influenses perses.














Revenus sur le continent, le lendemain, on partait pour 3 jours en safari dans le Sud de la Tanzanie, dans le parc de Selous Game Reserve.
On y est partis avec Daniel (+255 765 672 588 sur whatsapp ou daniel.mrema@gmail.com), qui a très bien adapté le safari à notre budget et qui est ouvert à la négociation.
De plus, le contact avec lui était de qualité et pas seulement mercantile comme j'ai pu y être confrontée dans plusieurs offices où je me suis renseignée ou qui m'ont démarchée dans la rue.
Parce qu'évidemment pour eux, c'est un bénéfice de dingue et ils sont très ''affamés''.

D'ailleurs, contrairement à ce qui est à tort imaginé, non l'Afrique n'est pas une destination ''pas chère'' comme peu l'être l'Asie ou l'Amérique du Sud.
Pour avoir une idée du coût journalier dans différents pays d'Afrique, mon planificateur de voyage a encore été génial pour m'aider à choisir sans me ruiner : Budget voyage par pays
Oui pour les locaux le coût de la vie est extrêmement faible à l'image des salaires. Mais pour les touristes, c'est une autre histoire.
Entre l'offre d'hébergement et surtout les activités, type safaris.
Parce que c'est la manne financière du pays et que certains sont prêts à payer des sommes astronomiques pour cela. Comme par exemple cet américain qui a payé 90 000 dollars, le coût de l'amende, pour avoir le droit de tuer un éléphant lors de son safari...

En gros, en Tanzanie, il y a les parcs du Nord pour gros budgets et les parcs du Sud pour moitié prix.
Et quand je dis moitié prix, ça reste encore indécent : environ 400 dollars par personne pour 3 jours dans le Sud et 850 dollars par personne pour 3 jours dans le Nord. De la pure folie.
La raison : les fameux big five. Ces 5 gros animaux qui peuvent attaquer pour tuer que sont le lion, l'éléphant, le léopard, le rhinocéros et le buffle.
Sauf que dans le Nord, le flot de touristes est dingue et qu'il y a vraiment trop de jeep. Sans compter que ces animaux restent des animaux sauvages et qu'il n'y a aucune garantie de les voir.
On s'est donc régalés dans le parc de Selous au Sud avec le premier jour et ces 6h de trajet en jeep et l'arrivée au camp Hippo lodge au bord du fleuve avec un safari bateau au coucher du soleil. Magnifique. Ca commencait bien.
La première nuit, on a dormi dans notre cabane en bois, avec les lézards et les grognements des hippopotames. Génial.


Safari bateau au coucher du soleil








Entourés d'hippopotames











Notre super cabane en bois au bord du lac

Lit 5 étoiles

Vue de la terrasse sur les hippos


Le lendemain, réveil à l'aube pour le départ de la journée dans la réserve naturelle. Entre phacochéres, girafes, zébres, lions, impalas, gnous, buffles, hippopotames, crocodiles, babouins, éléphants, pélicans, aigles, kingfisher, vautours, hyènes...c'était impressionnant.

Le soir même, KO et émerveillés, on s'est mis sur notre 31 pour célébrer notre réveillon de Noël dans la jungle à la belle étoile et à la lueur des bougies au bord du fleuve. Un Noël mémorable.
Maman avait ramené du foie gras de France pour l'occasion et on avait pris 3 bouteilles de vin d'Afrique du Sud à Dar es salam avant le départ.
Et quel vin rouge ! Plus parce qu'il est surprenant que bon. Et oui, du rouge à moitié sucré...presque une ignomie pour les Français que nous sommes.
Quoi qu'il en soit de ce brevage intriguant, on a eu des fous rires inoubliables en anglais, avec Daniel notre guide qui était bidonné avec mes demandes farfelues de nager avec les hippos...''1 bite, 2 pieces'' qu'il me disait si j'osais essayer de faire cela en mimant la scène et en essayant de reprendre son souffle.
Ou bien mon souhait de goûter au fruit de l'arbre au-dessus de nous. Qui n'est autre que du poison et qu'il se voyait déjà inculpé pour homicide volontaire dans les charmantes prisons tanzaniennes.
Une soirée magique et comique tous ensemble en Afrique.

Papa et maman dans la jeep devant les impalas

Pumba sans Timon

Ô ma femme au long cou

Ferme la bouche, on voit ta culotte

Allons babouiner

Solotraveller

Buffle...rare à voir


Vous en comptez combien ?



De l'impalas, en veux tu en voilà

Cache-cache girafe

Le gang des hippos

Mud day baby

Qu'est ce que c'est bon pour la peau un petit bain de boue

Papa aux aguêts des zèbres

On t'a grillé

Oiseau voyageur n°1

Oiseau voyageur n°2 (un peu dégonflé en pleine savane...et les lions rôdent)

Salut toi, on se fait une bouffe tonight ?

J'inviterai mes copains aussi t'inquiètes

En attendant....

Papa qui se prend pour un lion maintenant....

Hakuna matata powa


Trop fan de mon tee-shirt

Paie ton gnou

Cheveux au vent dans la jeep au milieu de la savane




Fast and furious version africa

Quand l'arbre...

...cache la forêt ! Waouhhh






24 décembre dans la savane pour la famille Foisy




Soso prête pour le réveillon en nourrisant les animaux locaux

Ouverture du vin rouge d'Afrique du sud...sucré !



Et pour le jour de Noël, on allait avoir un sacré cadeau. Réveillés au lever du soleil avec le pépiements des oiseaux et les grognements des hippopotames, nous voilà habillés et prêts à aller arpenter la jungle à pied avec le guide local du village.
Enfin un guide, un bushman comme ils disent.
Et bien on n'allait pas être déçu du résultat.
Le mec est arrivé presque cul-nul, avec pour simple vêtement une pagne et une lance. Avec le visage peint en noir et le corps recouvert de chaux. Un spécimen rare. Qui nous a emmené à pied sur les traces des éléphants, des singes, des termites et de la flore locale. Le tout escorté sous haute surveillance....avec une seule balle dans le fusil.
Le bushman nous a quand même régalé de sa passion de la jungle avec sa façon de vivre en communion avec la nature et les animaux.
Je me voyais déjà vivre cul-nul à ses côtés à grimper aux baobabs, à me soigner avec les feuilles, à vivre avec les singes qui ouvriront mes fruits, à manger l'écorce des arbres...Seul hic qui m'a freiné : quand à 8h du matin, le ventre vide, il s'est mis à saisir une merde d'éléphant, à la presser au-dessus de sa bouche...et à en boire le jus. J'étais à 2 doigts de gerber.
Et à lui de nous dire que c'est le meilleur mode de survie dans la jungle en période de sécheresse quand il n'y a plus d'eau nul part car les éléphants recueillent l'eau des baobabs et la rejettent. Miam.
Et qu'en plus c'est un super médicament car les éléphants mangent d'inombrables feuilles différentes, créant une symbiose d'oligo-éléments et qu'avec leur système digestif très faible, leur déjection contient tout plein de bonnes choses. Oh bah tiens. Le nouveau médicament Bayer made in jungle, qui en veut ?

Prière au baobab, l'église de la jungle

Mon mari, moi et notre body guard


Fashion week de Paris, défilé printemps-été 2018

Miam miam, qui en veut ?


Vivre d'amour et...d'écorce


Sachant qu'un élephant voyage toujours en troupeau et que j'ai 2 balles maxi dans mon fusil, ça se passe comment ?



Appel aux termites


''Hé ho hé ho, on rentre du boulot''

Garot local

''Je vais à la salle ce soir''


Prière au Dieu de la jungle

Un élagueur-bûcheron français intrigué par la scie locale


Maisons locales

De retour après ce périple rocambolesque de bon matin en chantant les hymnes de leur villages, on était presque génês de manger de la confiture en pot quand tout à côté dans la nature serait bon à manger comme on venait de le voir.
Le temps d'un repos et nous voilà montés dans la jeep pour prendre le chemin du retour. Et là, dans la playlist de Raymond, notre chauffeur, qu'entendons nous ? Petit papa Noël. Et en français. Le 25 décembre. Et bien on s'est tous les 4 mis à chanter, émus, sous la chaleur d'Afrique avec notre son hivernal. On était ravis.

Raymond notre chauffeur



Le lendemain, l'heure du départ avait sonné. On est tous partis à l'aéroport, eux 3 pour le retour en France et moi pour l'Ouest de la Tanzanie.
De gros calins jusqu'au dernier moment et la tête pleine de souvenirs merveilleux, j'attendais mon vol. Parce qu'en bus ça m'aurait pris 2 jours vu l'état des ''routes''.
J'avais donc jeté mon dévolu sur le lac Victoria.
Moi et les endroits avec de l'eau, plus qu'une histoire, une addiction.

Je suis donc arrivée à Mwanza, ville portuaire bordant le lac Victoria. Rien de bien folichon dans cette ville.

J'ai donc cherché un endroit super isolé, loin de tout touriste. Quoi de mieux qu'une île pour cela ? J'irai donc à Ukerewe en ferry.
Et bien bingo, pas un blanc. J'étais aux anges.
Et dès mon arrivée, au point ''info'', j'ai rencontré Déogratius qui m'a accompagné pendant 3h à me présenter différents hébergements à pied et à vélo.
Je lui avais juste dit que je voulais quelque chose au bord du lac et pas dans les terres. Et il a trouvé mon QG. Endroit paisible au bord du lac et assez proche du village. Avec une chambre très sommaire mais peu importe, c'était comme du luxe pour les locaux.
Et avec Déo on a vite sympatisé et on est même devenus copains depuis.
Le lendemain, il me prêtait son vélo pour que je me balade sur l'île et le jour d'après, pendant son seul jour de libre, on a pris une moto et on a fait le tour de l'île au gré des villages, des plages et des tribus. C'était top.
Et le soir même, réveillon du Nouvel An. Et bien ni une ni deux, on est partis célébrer ça avec Déo et à minuit venu, on était entouré de tous les enfants déambulants dans les rues à taper sur des bouteilles d'eau vide ou des bidons. Ambiance africaine. Et en passant devant l'église, quelle n'a pas été ma surprise de voir celle-ci blindée. Encore pire qu'à Noël. Parce qu'ici la ferveur catholique est extrémement présente dans la vie de tous les habitants.
D'ailleurs à mon hotel, mon autre copain s'appelait Jestus. Enfin moi je l'appelais Jésus hein. Je l'ai vu comme un signe au moment où je commencais à lire le Nouveau Testament. Et à nos longues discussions face au coucher du soleil sur le lac. Un cadeau du ciel.

Mwanza city, si célébre pour ses rochers comme cela

Ma chambre de bonne sur l'île d'Ukerewe

Vue de ma plage privée


Route nationale...






Avec les enfants de l'île et leur muzungu







Restaurant local. Le contrôle d'hygiène on oublie

Non la gastronomie française ne m'a pas manqué. JOKE.





Quand les enfants jouent sur leur tablette dans l'hémisphére Nord et que les enfants jouent avec des roues dans l'hémisphère Sud

Déo et moi à moto sur les routes de l'île







Le lendemain du réveillon, vers l'heure du déjeuner, je me suis préparée pour aller dans mon petit restau fétiche ''Chez Victoria'' avec cuisine maison par une mamie adorable.
Je me baladais donc gentiement dans une rue du village au son de ''muzungu muzungu'', l'appellation pour les blancs, plutôt sympathique que péjorative, scandée par presque tous les enfants qui me voyaient.
Et en ce premier jour de l'année, jour qui donne l'impulsion et la bonne énergie à l'année à venir, j'ai pris un gros paquet de brioche au petit bouiboui de rue et je l'ai distribué à tout un groupe d'enfant.
Et pile à ce moment là, j'entends mon prénom. Sapristi ! Me voilà déjà connue au village. Et bien, c'était mon copain Déo qui passait pile à ce moment là dans cette rue là en voiture et qui a demandé au conducteur de s'arrêter et m'a dit de monter, qu'il allait manger dans sa famille pour le 1er de l'an et que je n'avais qu'à me joindre à eux.
Et bien voilà comment je me suis retrouvée à grimper dans une voiture où on était entassés à 7 là dedans, et c'était pas un monospace, pour aller partager le repas de nouvelle année dans la famille de mon nouveau copain.
Et là, ô surprise, en arrivant dans la maison, qui vois je ? Victoria, la gérante de mon restau fétiche, chez qui j'étais censée aller déjeuner et qui était la maîtresse de ces lieux et qui avait cuisiné.
Et bien si j'avais eté au restau, j'aurai trouvé la porte close. Et finalement, je me retouve inviter chez elle. J'adore.
Et pour l'occasion, elle avait aussi invité ses voisins musulmans.
Et on s'est tous retrouvés à manger de la chèvre et du riz, dans une entente communautaire dingue, avec la bible sur la table devant une jeune fille voilée.
La magie de...la Nouvelle année.
Après ce repas, avec Déo et un des voisins, on a repris la route du retour.
À pied cette fois.
Et à chaque fois, ça me faisait le même effet : comme un immense exode rural en période de guerre. Avec tous ces gens qui marchent. Au bord de la route-chemin. Avec toutes sortes d'objets farfelus sur la tête ou dans les mains. Pendant des kilomètres. En plein cagnard.
Bref, totale incorporation à la vie locale.
Le soir, rincée, je suis tombée comme une masse.

Chez Victoria pour la nouvelle année




Ma biquette et mon poulet

Déo, sa soeur et moi


Le lendemain, le temps de boucler mon bagpack, me voilà à dire aurevoir à mon Jésus local et à mes autres copains de l'hotel. Et à laisser une partie de moi sur l'île. Parce qu'un petit jeune de l'hôtel m'avait demandait admiratif ce que je lisais et que la soeur de Déo aimait lire mais n'avait pas de librairie, j'ai décidé de remettre mon livre au petit de l'hotel avec pour mission pour lui de le transmettre à quelqu'un d'autre qui veut lire en anglais ensuite, et qui devra faire de même.
Parce que la lecture a changé ma vie, j'espère qu'elle pourra faire de même pour ces gamins qui n'ont pas de librairies sur l'île.
Je me rappelerai toujours à quel point les fiches de lecture à faire au collège me prenaient le bourrichon.
Jusqu'au jour où ma prof de français préférée, Madame Bellina au collège Emile Zola, m'a conseillée de lire Jane Eyre.
Une révélation, un coup de coeur, un univers dans lequel je plongeais à corps perdu des heures durant. Depuis ce jour où je suis tombée dedans, ma vie est comme vide sans un bon livre papier à mes côtés. Et j'exagère à peine.
Du coup, j'ai aussi pris l'adresse de Déo et me suis fait la promesse de leur envoyer des livres en anglais autant que je le pourrais pour qu'il les distribue sur l'île.
D'ailleurs, si certains d'entre vous ont des livres en anglais qui errent dans un coin de bibliothèque, n'hésitez pas à me le dire par mail (mathilde.foisy@gmail.com) pour leur donner une seconde vie et que je les joigne aux miens. Qui sait, il y en aura peut être un qui changera la vie de quelqu'un d'autre à des milliers de kilomètres comme LE livre l'a fait pour nous.

Me voilà donc, bagpack au dos, à dire aurevoir aux enfants en chemin eux même disant aurevoir à leur ''muzungu'' et à m'arréter chez Victoria pour lui faire un dernier câlin. Et bien sûr, je ne pouvais partir sans m'arréter au bureau de Déo pour les aurevoirs. Et à 2 grimpés sur son vélo avec mon bagpack, il m'a emmené au port pour prendre le ferry du retour.

Route principale du village

Clinique locale...


Des roulettes ? Arf, pourquoi faire ?

Et en quelques heures, entre vélo, ferry, marche, moto, avion, me voilà revenue à Dar es Salam pour prendre mon vol pour l'Ethiopie.
Le retour aux sources de l'humanité m'attend pour continuer cette nouvelle année 2018 qui a commencé pleine de générosité...

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